Les champs électromagnétiques hautes fréquences

Les (RF) ont été classés, en mai 2011, 2B par L’OMS (considérés comme potentiellement cancérigènes) sur la base d’un risque accru de gliome, un type de cancer malin du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone sans fil.(Lennart Hardell 2008)

 

Les mesures que j’effectue comprennent tous les rayonnements suivants :

La téléphonie mobile GSM, la WIFI, le DECT, l’UMTS, le LTE, le BLUETOOTH, le WLAN, la 3G, la 4G, les objets connectés ZIGBEE, Z-WAVE, les babyphones, les fours micro-ondes,  les consoles de jeux et plus …
Il faut d’abord réaliser des mesures à l’extérieur de votre domicile, pour connaître votre exposition aux ondes des antennes-relais de téléphonies, des antennes de diffusion du numérique, des wifi des voisins ou du réseau de communication WLAN des bureaux ou des industries de votre quartier. Puis j’effectue ensuite une analyse (à l’intérieur) de toutes vos installations WIFI, BLUETOOTH, DECT…

Les mesures sont toujours relevées en (PEAK OLD ou PEAK), la valeur max.
Les valeurs de mesures que je remets pour une antenne-relais de téléphonie mobile doivent tenir compte de l’amplitude de la consommation journalière.
Mes diagnostics s’accompagnent de conseils puis de quelques manipulations pour vous apprendre à couper ou à réduire certaines sources d’émissions.

Les champs électromagnétiques induisent des effets thermiques, mais aussi des effets athermiques qui peinent à être reconnus dans certains pays.
Les diagnostic du professeur  Belpomme mettent en évidence certains de ces échanges athermiques à l’aide de marqueurs précis, comme l’histamine, les hsp27 ou hsp70, la mélatonine, S100B, NT…dans la reconnaissance des personnes Electro hyper sensibles.

Il y a aujourd’hui une partie de la communauté scientifique internationale relatent de nouveaux effets sur le corps humain:

  1. Antenne RF (Santini 2003) Une étude de l’enquête en utilisant questionnaire a été menée dans 530 personnes (270 hommes, 260 femmes) vivant ou non dans le voisinage des stations de base de téléphonie cellulaire, sur 18 symptômes non spécifiques. Les comparaisons des plaintes des fréquences (test de CHI-SQUARE avec correction de Yates) en relation avec la distance de la station et le sexe de base, montrent significative <augmentation (0,05 par rapport aux personnes vivant p)> 300 m ou non exposés à la station de base, jusqu’à 300 m pour fatigue, 200 m pour les maux de tête, troubles du sommeil, de l’inconfort, etc. 100 m pour l’irritabilité, la dépression, la perte de mémoire, des vertiges, diminution de la libido, etc. Les femmes beaucoup plus souvent que les hommes (p <0,05) se sont plaints de maux de tête, nausées, perte d’appétit, troubles du sommeil, la dépression, l’inconfort et les perturbations visuelles. Cette première étude sur les symptômes ressentis par les personnes vivant dans le voisinage de stations de base montre que, compte tenu de la radioprotection, la distance minimale de personnes de stations de base de téléphonie cellulaire ne doit pas être <300 m. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12168254?ordinalpos=2&itool=EntrezSystem2.PEntrez.Pubmed.Pubmed_ResultsPanel.Pubmed_DefaultReportPanel.Pubmed_RVDocSum
  2. Antenne RF Wolf 2004 Enquête Netanya .Deux populations comparables en Israel un groupe A de 622 personnes un groupe B de 1222 personnes.La A exposée à une antenne relais dans un périmètre de 350 m pendant 3 à 7ans, l’autre B non exposée. 8 cas de cancers dans le zones A 2cas dans la zone B et une incidence annuelle de 31 cancers/10 000 habitants. Le risque d’augmentation et d’un facteur 4 par rapport à la population générale.Bien que ce cluster de cas de cancers en un an puisse être fortuit, le tableau inhabituel au niveau sexe (7 cas sur 8 sont des femmes) et le fait que un seul patient fumait, rende cette possibilité très peu probable. http://www.teslabel.be/001/documents/INCREASED%20INCIDENCE%20OF%20CANCER%20NEAR%20A%20CELL.pdf
  3. Antenne RF Oberfield 2005 La radiation d’une antenne relais à une distance de 80 mètres (env 1V/m) provoque des changements significatifs de courants électriques dans le cerveau (alpha1&2)des personnes testées. http://www.teslabel.be/001/documents/The%20Microwave%20Syndrome%20-%20Further%20Aspects%20of%20a%20Spanish%20Study.pdf?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Abstract&list_uids=15376244&query_hl=8&itool=pubmed_docsum
  4. Antenne RF Hutter HP 2006 Des symptômes subjectifs, des problèmes de sommeil et la performance cognitive chez les sujets vivant à proximité des stations de base de téléphonie mobile.Dans une étude transversale d’habitants choisis au hasard vivant dans les zones urbaines et rurales pour plus d’un an près de 10 stations de base sélectionnées, 365 sujets ont été étudiés. Plusieurs tests cognitifs ont été réalisées, et le bien-être et la qualité du sommeil ont été évalués. L’intensité du champ des champs électromagnétiques à haute fréquence (HF-EMF) a été mesurée dans les chambres de 336 ménages. Total HF-EMF et le risque lié aux télécommunications mobiles ont été bien en deçà des niveaux (max. 4,1 mW / m2) recommandé. Distance à partir des antennes était 24-600 m dans la zone rurale et 20-250 m dans la zone urbaine. la densité de puissance moyenne était légèrement plus élevé dans la zone rurale (0,05 mW / m2) que dans la zone urbaine (0,02 mW / m2). Malgré l’influence des variables de confusion, y compris la peur des effets néfastes de l’exposition à HF-EMF de la station de base, il y avait une relation significative de certains symptômes à la densité de puissance mesurée; ce fut le plus élevé pour les maux de tête. vitesse Perceptual augmenté, tandis que la précision a diminué de manière insignifiante avec l’augmentation des niveaux d’exposition. Il n’y avait pas d’effet significatif sur la qualité du sommeil. Malgré une très faible exposition aux HF-EMF, les effets sur le bien-être et les performances ne peuvent pas être exclues, comme le montrent les résultats expérimentaux obtenus récemment; Cependant, les mécanismes d’action à ces niveaux bas sont inconnus.https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16621850?dopt=Abstract
  5. Antenne RF Abdel- Rassoul 2007 effets neurocomportementaux chez les habitants autour des stations de base de téléphonie mobile.Une étude transversale a été menée sur (85) habitants vivant à proximité de la première antenne de la station de téléphonie mobile dans Menoufiya gouvernorat, Egypte, 37 vivent dans un bâtiment sous l’antenne de la station tandis que 48 en face de la gare. Un groupe de contrôle (80) participants ont été jumelés avec l’exposé pour l’âge, le sexe, la profession et le niveau d’éducation. ).La prévalence des plaintes neuropsychiatriques comme des maux de tête (23,5%), les changements de mémoire (28,2%), des étourdissements (18,8%), des tremblements (9,4%), les symptômes dépressifs (21,7%) et les troubles du sommeil (23,5%) étaient significativement plus élevés chez les exposés habitants que: témoins (10%) (5%) (5%) (0%) (8,8%) et (10%), respectivement (P <0,05).Les habitants des stations téléphoniques mobiles à proximité de la base de vie sont à risque de développer des problèmes neuropsychiatriques et quelques changements dans l’exercice des fonctions neurocomportementaux soit par la facilitation ou inhibition. Ainsi, la révision des lignes directrices standard pour l’exposition du public aux RER de téléphonie mobile antennes de station de base et à l’aide de NBTB pour l’évaluation régulière et la détection précoce des effets biologiques chez les habitants autour des stations sont recommandées. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16962663
  6.  Antenne RF Kolodynski & Kolodynka Le moteur et les fonctions psychologiques des enfants scolarisés vivant dans la région de la Radio Lieu Station de Skrunda en Lettonie.Cet article présente les résultats des expériences sur les enfants de l’école vivant dans la région de la Radio Emplacement de la station de Skrunda (RLS) en Lettonie. La fonction motrice, la mémoire et l’attention différaient significativement entre les groupes exposés et de contrôle. Les enfants vivant en face des RLS avaient la mémoire et de l’attention moins développée, leur temps de réaction a été plus lente et leur appareil endurance neuromusculaire a été diminué. https://www.emf-portal.org/en/article/1852
  7. RF Alpeter 2006 Effet de courte longueur d’onde (6-22 MHz) des champs magnétiques sur la qualité du sommeil et le cycle de la mélatonine chez les humains: l’étude arrêt Schwarzenburg.En 1998, 54 volontaires (21 hommes, 33 femmes) ont été suivis pendant 1 semaine chacun avant et après arrêt de l’émetteur radio à ondes courtes à Schwarzenburg (Suisse). mélatonine salivaire a été échantillonné cinq fois par jour et l’excrétion totale quotidienne et acrophase ont été estimées en utilisant une analyse cosinor complexe. La qualité du sommeil a été enregistrée quotidiennement à l’aide d’une échelle visuelle analogique. Avant de fermer, la qualité du sommeil auto-évaluation a été réduite de 3,9 unités (IC à 95%: 1.7-6.0) par mA / m augmentation de l’exposition au champ magnétique. La diminution correspondante de la mélatonine excrétion était de 10% (IC à 95%: -32 à 20%). Après l’arrêt, la qualité du sommeil amélioré de 1,7 unités (IC à 95%: 0.1-3.4) par mA / m diminution de l’exposition au champ magnétique. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16342198
  8. RF(Lerchl et al. 2015)Champs électromagnétiques de haute fréquence et modèle murin de cancer Dans une réplication indépendante, bien documentée du point de vue technique et méthodologique, Lerchl et al. (2015) ont étudié l’influence d’un champ électromagnétique UMTS (valeurs TAS : 0,04, 0,4 et 2 W/kg) sur la fréquence et la nature des tumeurs dans un modèle murin établi de cancer. Ce modèle est fondé sur un amorçage chimique de mutations cancérogènes dans le génome durant le développement embryonnaire. Ce procédé conduit à une augmentation de fréquence des tumeurs d’un facteur deux à cinq, principalement dans le foie, les poumons et le sang des souris adultes. Par rapport à l’étude initiale de Tillmann et al. (2010), le nombre d’animaux utilisé a été légèrement plus élevé et deux intensités d’exposition supplémentaires (0,04 et 2 W/kg) ont été considérées. À partir du 6e jour de la gestation, les souris mères, et ensuite leur descendance femelle, ont été soumises à une exposition permanente à vie. En outre, 40mg/kg d’une substance reconnue comme cancérogène (éthylnitrosourée) ont été injectés aux souris 14 jours après la conception. Comparé aux souris soumises à une exposition simulée, on a constaté une augmentation statistiquement significative de l’incidence des tumeurs malignes dans le foie (dès 0,04 W/kg) et les poumons (à 0,4 W/kg). Cela rejoint pour l’essentiel les observations de Tillmann et al. (2010) qui avaient également observé une influence des champs électromagnétiques de haute fréquence sur la croissance des tumeurs lorsque les animaux étaient en outre soumis à l’action d’une substance cancérogène. Lerchl et al. (2015) ont toutefois également observé un taux plus élevé de lymphomes pour une valeur TAS de 0,4 W/kg. Relevons qu’aucune relation dose-effet claire n’a été observée et que le mécanisme qui induit l’effet des champs électromagnétiques favorisant l’apparition de tumeurs conserve un caractère spéculatif. On peut imaginer entre autres une influence d’origine métabolique sur l’effet de l’agent mutagène chimique, des variations dans l’efficience ou la précision des mécanismes de réparation du génome, des modifications des réactions immunitaires anticancéreuses ou une stimulation de la croissance du cancer. Les résultats d’une étude de grande ampleur menée à l’heure actuelle au National Institute of Health des États-Unis devraient permettre d’y voir plus clair. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0006291X15003988
  9. RF Leif Salford 2003 dommages aux cellules nerveuses dans le cerveau des mammifères après l’exposition aux micro-ondes des téléphones mobiles GSM.Les risques possibles de la radio-fréquence des champs électromagnétiques pour le corps humain est une préoccupation croissante pour notre société. Nous avons précédemment montré que la faiblesse des micro-ondes pulsées donnent lieu à une fuite importante de l’albumine à travers la barrière hémato-encéphalique.Dans cette étude, nous avons cherché à savoir si une fuite histopathologique à travers la barrière hémato-encéphalique peut être combiné avec des dommages aux neurones. Trois groupes, chacun des huit rats ont été exposés pendant 2 heures à Global System for Mobile Communications (GSM) de téléphonie mobile Les champs électromagnétiques de différentes forces. Nous avons trouvé des preuves hautement significative (p <0,002) pour les dommages neuronaux dans le cortex, l’hippocampe et les noyaux gris centraux dans le cerveau des rats exposés. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1241519/
  10. RF Megha et al. 2015Etudes animales et études cellulaires expérimentales.Champs magnétiques de haute fréquence, stress oxydatif, inflammations et lésions de l’ADN chez le rat.Dans cette étude in vivo ont été analysées les apparitions de stress oxydatif, d’inflammations ainsi que de lésions d’ADN chez des rats Fischer 344 mâles (issus d’une lignée pure) après exposition à des fréquences de 900, de 1800 et de 2450 MHz. Les valeurs TAS relatives au corps entier étaient très faibles et proches les unes des autres à toutes les fréquences (0,59 ; 0,58 ; 0,66 mW/kg). La durée d’exposition s’élevait à 60 jours (deux heures par jour, cinq jours par semaine). Les rats ont été répartis en quatre groupes d’exposition randomisés, exposition simulée incluse. L’expérimentation en aveugle n’est pas mentionnée et les détails sur la dosimétrie ne le sont pas non plus. Les valeurs TAS relatives au corps entier relèvent d’une estimation d’un scénario du pire ; les valeurs effectives devraient plutôt être plus faibles. Les valeurs TAS relatives à certaines parties du corps ou à certains organes comme le cerveau ne sont pas indiquées. Les concentrations des marqueurs de stress oxydatif (MDA = dialdéhyde malonique [malondialdehyd] ; PCO = groupes carbonyles de protéines [protein-carbonyl] ; CAT = catalase) ainsi que celles des marqueurs d’inflammation (TNF, IL-2, IL-6, IFNγ) de l’hippocampe avaient augmenté de manière significative après exposition aux micro-ondes. Elles augmentaient avec la fréquence. À l’inverse, celles des antioxydants (SOD = superoxide dismutase et GSH = glutathion réduit) diminuaient lorsque la fréquence augmentait. Cela a donc induit un stress oxydatif et influé sur des processus d’inflammation. Ces effets étaient d’autant plus forts que la fréquence était plus élevée. Les ruptures double brin d’ADN ont été déterminées à l’aide du test des comètes. La migration des fragments d’ADN dans la queue de la comète était significativement plus importante après l’exposition aux micro-ondes. Les auteurs présument que les lésions d’ADN observées dans les cellules de l’hippocampe ont été induites par un stress oxydatif. Il est remarquable que des effets apparaissent à une intensité de rayonnement aussi faible. En outre, il est étonnant que, pour des valeurs TAS quasi égales, les effets observés dépendent nettement de la fréquence du rayonnement, ce qui n’avait guère été observé jusqu’à présent. Il s’agit d’un constat qui, s’il pouvait être confirmé, serait significatif pour la santé humaine. Les résultats devraient tout d’abord être confirmés par une réplication de l’étude, qui devrait notamment inclure une dosimétrie détaillée ainsi qu’une expérimentation en aveugle. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26511840
  11. RF (Tang et al, 2015)Champs électromagnétiques de haute fréquence et barrière hémato-encéphalique (Il existe déjà quelques études expérimentales sur la possible modification de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique par des champs électromagnétiques de haute fréquence (CEM-RF). Tang et al. (2015) ont constaté, dans leur étude in vivo sur des rats Sprague-Dawley mâles, des modifications de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique et de la cognition après une exposition de 28 jours à un CEM non modulé de 900 MHz (10 W/m2), le taux d’absorption spécifique (valeur TAS ; SAR en anglais) se situant à 0,016 W/kg (corps entier) et à 2 W/kg (local dans la tête). Trois groupes de 36 animaux chacun ont été examinés : le premier a été soumis à une exposition simulée, le deuxième à une exposition de 14 jours et le troisième à une exposition de 28 jours. Les rats en question étaient issus de croisements ; ils présentaient donc une variabilité génétique plus élevée que des rats de ligne pure. La performance de la mémoire des animaux a été testée dans un labyrinthe d’eau de Morris. Les modifications morphologiques dans le cerveau des animaux ont été analysées au moyen de méthodes ultra-structurelles dans deux régions du cerveau (hippocampe et cortex pariétal voisin). Des cellules nerveuses positives pour HO-1 et les voies de signalisation éventuellement impliquées, auxquelles participe la protéine de signalisation ERK, ont été étudiées. ERK avait déjà été identifiée dans des études antérieures et constitue une voie de signalisation significative lors de l’exposition à des champs électromagnétiques de haute fréquence. Ces voies de signalisation sont importantes pour la régulation du développement embryonnaire, de la différenciation cellulaire et de la croissance cellulaire, et pour la mort cellulaire programmée (apoptose). Cette étude montre qu’après une exposition de 28 jours à des champs électromagnétiques de haute fréquence les rats présentaient une performance de la mémoire inférieure à celle des animaux soumis à une exposition simulée. Par ailleurs, l’exposition a provoqué des œdèmes cellulaires et la dégénérescence d’organelles cellulaires neuronales. Une présence accrue d’albumine et de HO-1 dans les deux régions du cerveau étudiées indique une augmentation de la perméabilité de la barrière hémato- encéphalique. Pour la première fois, on a constaté une expression accrue de la phosphatase MAPK, ayant pour résultat une déphosphorylation de l’ERK, ce qui pourrait avoir pour conséquence une interruption de la chaîne de signalisation. En résumé, ces résultats mettent en évidence une diminution de la performance de la mémoire spatiale et une augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique après une exposition des animaux pendant 28 jours à des champs électromagnétiques de 900 MHz. Il se peut que le mécanisme impliqué soit la voie de signalisation mkp-1/ERK. Ces résultats sont en désaccord avec de nombreuses études dans lesquelles aucune augmentation de la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique n’a été constatée après exposition à des champs magnétiques. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25598203
  12. RF : (Wang et al. 2015) Rupture des double brin ADN :Champs magnétiques de haute fréquence et lésions de la substance héréditaire ?Dans leur petite étude rigoureuse, Wang et al. (2015) abordent à nouveau la question controversée de savoir si les champs électromagnétiques de haute fréquence peuvent induire des lésions de l’ADN. À cet effet, ils ont exposé durant 24 heures des cellules d’une lignée cellulaire de tumeur cérébrale de souris à un champ électromagnétique de haute fréquence (900 MHz) qui simulait la modulation d’un entretien téléphonique passant par le réseau GSM pour diverses valeurs TAS (0 ; 0,5 ; 1, 2 W/kg). Aucune lésion significative de l’ADN n’a pu être constatée à l’aide du test des comètes en milieu alcalin pour les valeurs TAS testées. Le test des comètes mesure en premier lieu les ruptures simple et double brin d’ADN ainsi que les bases manquantes ; il constitue une méthode standard d’estimation des lésions aiguës de la substance héréditaire. Les radicaux réagissant avec les molécules biologiques et pouvant oxyder ces dernières, les auteurs ont également appliqué une variante peu utilisée du test des comètes permettant non seulement de reconnaître les lésions citées ci-devant, mais également les bases oxydées. Ils ont ainsi observé, en plus de l’augmentation du nombre de radicaux libres, un doublement des lésions de l’ADN au niveau d’exposition le plus élevé. Lors de la réparation des lésions de l’ADN par oxydation, qui sont fréquentes, l’OGG1 joue un rôle essentiel. Cette protéine de réparation reconnaît et excise de manière spécifique les guanines oxydées. Après avoir réduit la disponibilité de cette protéine dans les cellules, les auteurs ont constaté que l’augmentation du nombre de lésions de l’ADN dues à l’exposition devenait évidente également pour des valeurs TAS faibles. Ces observations pourraient indiquer que les champs électromagnétiques de haute fréquence provoquent une légère augmentation des lésions de l’ADN par oxydation via la génération de radicaux libres ; dans les conditions physiologiques normales, de telles lésions sont toutefois réparées via des mécanismes propres à la cellule. Il conviendrait d’étudier de manière approfondie la question de savoir si cela peut conduire à des mutations susceptibles de provoquer des cancers ou à d’autres conséquences néfastes. file:///Users/paluszak/Downloads/Newsletter_BERENIS_N%C2%B0_5_-_Mars_2016_-_FR.pdf
  13. RF WANG 2015  8-oxoG ADN glycosylase-1 inhibition sensibilise les cellules Neuro-2a à des dommages oxydatifs de base d’ADN induite par 900 MHz rayonnement électromagnétique de radiofréquences.Le but de cette étude était d’explorer la génotoxicité putative in vitro lors de l’exposition des cellules Neuro-2a à champs électromagnétiques de radiofréquences (RF-EMF) avec ou sans taire de 8-oxoG ADN glycosylase-1 (OGG1).cellules Neuro-2a traités avec ou sans OGG1 siRNA ont été exposés à 900 MHz Global System for Mobile Communication (GSM) Parlez signaux en continu à un débit d’absorption spécifique (SAR) de 0, 0,5, 1 ou 2 W / kg pendant 24 h. Brin d’ADN bris et dégâts de base d’ADN ont été mesurées par le test des comètes alcalines et un essai de comète modifié à l’aide de l’ADN glycosylase formamidopyrimidine (FPG), respectivement. les espèces réactives de l’oxygène (ROS) les niveaux et la viabilité cellulaire ont été surveillés à l’aide de la sonde non fluorescente 2, 7-diacétate de dichlorofluorescéine (DCFH-DA) et de la CCK-8 essai.L’exposition à 900 MHz RF-EMF avec une énergie insuffisante pourrait induire des dommages de base d’ADN oxydatif dans les cellules Neuro-2a. Ces augmentations ont été concomitante avec des augmentations similaires de la génération d’espèces réactives de l’oxygène (ROS). Sans OGG1 siRNA, dégâts de base d’ADN oxydatif dans les cellules Neuro-2a 2 W / kg RF-EMF induite. Fait intéressant, avec OGG1 siRNA, RF-EMF peuvent causer des dommages de base de l’ADN dans des cellules aussi faibles que 1 W / kg Neuro-2a. Cependant, ni la rupture des brins d’ADN, ni la viabilité des cellules modifiées ont été observées.Même si d’autres études restent menées nous soutenons l’hypothèse que OGG1 est impliqué dans le processus de réparation de base de l’ADN et peut jouer un rôle central dans la protection des bases de l’ADN de RF-EMF induit des dommages oxydatifs. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26401913
  14. RF : (Zong et al. 2015) Champs électromagnétiques de haute fréquence et analyses génotoxiques in vivo chez la sourisDans une étude dans laquelle ils ont utilisé des méthodes classiques de la génotoxicologie et du stress oxydatif, Zong et al. (2015) proposent une explication possible pour les observations faites par Lerchl et al. (2015) et Tillmann et al. (2010). Les souris examinées ont été exposées pendant une semaine, quotidiennement durant quatre heures, à un champ électromagnétique de haute fréquence (champ continu de 900 MHz, valeur TAS : ~50 mW/kg), avant qu’une lésion de l’ADN ne soit initiée in vivo avec de la bléomycine, un médicament anticancéreux connu, agissant par oxydation de molécules. Les auteurs ont constaté que l’augmentation de la fragmentation de l’ADN – un indicateur pour les lésions de la substance héréditaire – était significativement plus faible dans les globules blancs des animaux soumis à exposition que dans les groupes de contrôle. En parallèle, des indicateurs de stress oxydatif (concentration du dialdéhyde malonique et activité de la superoxyde dismutase) ont été analysés dans divers tissus, qui avaient également été modifiés en fonction de l’exposition. Ces résultats indiquent que l’exposition à des champs électromagnétiques de haute fréquence pourrait induire une modification systémique qui, à son tour, influencerait la réponse physiologique et cellulaire à d’autres facteurs de stress. Ce phénomène, connu en tant que « réaction adaptative », pourrait jouer un rôle important dans les conditions de la vie réelle, où de nombreux facteurs de stress peuvent apparaître en même temps.https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25347145
  15. Téléphonie Hardell et al., Suède 2013 : Ces cinq études cas-témoins montrent clairement et de façon systématique que l’usage du téléphone mobile et du téléphone sans fil augmente le risque de tumeurs cérébrales malignes. Les plus récentes publications, incluant les cas de gliomes diagnostiqués entre 1997 – 2003 et 2007-2009, montrent clairement une relation de dose à effet, c’est-à-dire que l’addition cumulative d’heures de téléphones sans fil (mobiles ou DECT) donne un plus grand risque avec une courbe statistique significative. Les résultats ont montré une multiplication par 2 du risque pour ceux qui avaient utilisé un téléphone sans fil pour une durée supérieure à 1486 heures. Ceci correspond approximativement à 30 minutes ou plus de téléphone sans fil par jour sur une période de 10 ans. Cette étude a clairement montré un risque augmenté pour le gliome associé à l’utilisation à la fois des téléphones mobiles et des téléphones DECT, avec un risque augmentant significativement avec le temps de latence et l’usage cumulatif. Un risque particulièrement élevé a été découvert pour l’usage des téléphones mobiles de troisième génération (3G, UMTS) avec une augmentation statistiquement significative de 4,1 fois du risque de contracter un gliome avec un temps de latence de 5 à 10 ans. Le groupe Hardell a également montré que le risque associé à l’utilisation des téléphones 3G augmentait de 4,7% par 100 h d’usage cumulé et de 15,7% par année de latence , plus que pour les téléphones GSM. Une étude plus ancienne a été la première à s’intéresser au risque chez les jeunes et a trouvé que le risque était accru de 400 à 700% pour ceux qui avait commencé à employer un téléphone mobile avant l’âge de 20 ans. http://www.priartem.fr/IMG/pdf/Annexe_2_-_Etudes_re_centes_RF_et_canceroge_nicite_.pdf
  16. Telephonie RF Unis (Wyde et al. 2016) Études animales et études cellulaires expérimentales Rayonnement de la téléphonie mobile et risque de cancer chez le rat – premiers résultats partiels d’une vaste étude animale effectuée aux États-Unis Les premiers résultats partiels de la plus vaste étude réalisée à ce jour sur la question de savoir si le rayonnement de la téléphonie mobile augmentait le risque de cancer chez le rat et la souris ont été publiés en mai et juin 2016. L’étude a été effectuée aux États-Unis, dans le cadre du National Toxicology Program (NTP), à la demande de la Food and Drug Administration (FDA). Les résultats publiés concernent exclusivement l’apparition de gliomes dans le cerveau et de schwannomes dans le cœur chez le rat. Ces derniers sont significatifs, car les tumeurs du nerf auditif (neurinomes acoustiques), qui ont été mises en relation avec l’utilisation des téléphones portables dans des études épidémiologiques, sont également des schwannomes. La publication des résultats complets est annoncée pour fin 2017. Il s’agit d’un bioassay, c’est-à-dire d’une étude portant sur la durée de la vie, effectué selon les directives, sévères, du NTP (pathologie et analyse incluses). Les rats ont été soumis à des signaux GSM et CDMA (900 MHz, valeurs TAS : 0, 1.5, 3 et 6 W/kg). L’exposition discontinue (10 minutes on, 10 minutes off) a été effectuée pendant 18 heures par jour, sept jours sur sept. L’exposition cumulée était donc de neuf heures par tranche de 24 heures. Les animaux pouvaient se déplacer librement et leur corps était ainsi exposé au rayonnement dans son entier. Ceci est en contraste avec diverses études utilisant des expositions de type carrousel, dans lesquelles les animaux avaient été introduits dans des tubes étroits avant d’être soumis à une exposition réelle ou simulée pendant quelques heures par jour ; généralement seuls certains organes avaient été ainsi exposés au rayonnement (p. ex. le cerveau). Les animaux ont été soumis à une exposition réelle ou simulée à vie ; elle avait débuté avant la naissance, dès le 5e jour après la fécondation. À l’âge de 21 jours, les animaux ont été répartis par groupes de trois au maximum, de même sexe, à l’âge de 35 jour, en cages individuelles. Les intensités de champ ont été adaptées à la croissance des animaux, l’absorption du rayonnement par ces derniers dépendant de leur taille. Pour chaque condition d’exposition (0, 1.5, 3 et 6 W/kg), on a expérimenté avec 90 animaux mâles et 90 animaux femelles.On a constaté un nombre accru de gliomes malins dans le cerveau chez les rats mâles exposés au rayonnement comparé au groupe de contrôle correspondant. Le nombre de cas était toutefois faible (0 à 3 cas par groupe d’exposition). Cet effet n’a pas été observé chez les animaux femelles. Un nombre accru de cas de schwannome du cœur a également été observé chez les animaux mâles exposés au rayonnement, mais il n’était statistiquement significatif que pour le groupe au niveau d’exposition le plus élevé. Il y avait par contre une tendance statistiquement significative d’augmentation du nombre de schwannomes par rapport à l’accroissement de la dose de rayonnement. Chez les rats femelles, on n’a observé aucune différence entre exposition réelle et exposition de contrôle simulée en ce qui concerne le nombre d’animaux atteints de schwannome. Les auteurs concluent que l’apparition accrue de gliomes et de schwannomes du cœur chez les rats mâles était probablement due à l’exposition au rayonnement, la relation entre exposition et apparition de schwannomes étant plus solide que celle relative aux gliomes. http://biorxiv.org/content/early/2016/05/26/055699.
  17. Téléphonie Etude Coureau et al./CERENAT, France (2014) 

    La revue Occupationnal and Environmental Medecine vient de publier les résultats d’une enquête épidémiologique menée par une équipe française bordelaise qui confirme les résultats des travaux de Hardell et du programme Interphone*. Pour les utilisateurs dits intensifs du téléphone portable le risque est plus que doublé (OR : 2,83 ; IC 1,30 à 6,17).

    Encore faut-il s’entendre sur ce que l’on appelle les utilisateurs intensifs : plus de 836 heures, et en terme de moyenne mensuelle : plus de 15 heures (c’est-à-dire une demi-heure par jour), ce que dépassent aujourd’hui largement de très nombreux utilisateurs et, notamment, les plus jeunes.

    Dans une étude cas-témoins menée dans quatre régions françaises sur un échantillon de 253 cas de gliomes (tumeurs cancéreuses du cerveau), 194 cas de méningiomes et de 892 cas-témoins, Gaëlle Coureau et ses collègues montrent que le risque est plus élevé pour les gliomes, les tumeurs temporales, les usages professionnels et urbains du téléphone.

    Cette étude constitue donc une preuve supplémentaire de l’effet potentiellement cancérigène du téléphone portable. Combien de preuves faudra-t-il encore pour de réelles mesures de protection de la population et tout particulièrement des enfants. http://www.priartem.fr/Une-etude-francaise-vient.html

  18. Téléphonie Pettersson et al., Suède (2014) : Augmentation de risque statistiquement significative (OR = 1,67) pour le neurinome de l’acoustique associé au téléphone sans fil avec un total estimé à plus de 900 heures d’utilisation. L’usage du téléphone mobile y était associé à une augmentation de risque de OR = 1,46 (95 % CI = 0,98–2,17) pour plus de 680 heures d’utilisation.https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24434752
  19. Téléphonie Sato et al., Japon (2011) : Un risque significativement augmenté a été identifié pour l’utilisation du téléphone mobile pour plus de 20 minutes par jour en moyenne, avec des ratios de risque de 2,74 un an avant le diagnostic, et de 3,08 cinq ans avant le diagnostic https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21225885       .
  20. Téléphonie RF (Schoeni et al. 2015)Les champs électromagnétiques de haute fréquence portent-ils atteinte aux capacités mnésiques des adolescents Une étude de cohorte prospective comprenant 439 adolescents de Suisse centrale, âgés de 12 à 17 ans, a porté sur la question de savoir si les modifications des capacités mnésiques apparaissant sur une année dépendaient de la dose de CEM cumulée ou d’autres aspects de l’utilisation d’appareils de communication sans fil. Au cours de la 7e/8e année scolaire, les participants à l’étude ont effectué à l’ordinateur un test standardisé de mémoire verbale et figurative que 96 % des participants ont pu répéter une année après. L’utilisation d’appareils de communication sans fil a été documentée au moyen de questionnaires que tous les participants ont remplis. 53 % d’entre eux ont accepté que les données de leur opérateur de téléphonie mobile puissent être mises à disposition. Ces données ont été intégrées à un procédé de calcul de dose (Roser et al. 2015) afin d’estimer les doses de CEM cumulées absorbées par le cerveau et le corps entier durant la période séparant les deux études. L’envoi de messages et les jeux effectués à l’ordinateur ne génèrent guère d’exposition aux CEM si bien qu’ils ont été intégrés à l’analyse en tant que variables de contrôle. Les analyses statistiques ont été ajustées pour une série de facteurs de confusion. Dans un test de mémoire figurative, la capacité mnésique a diminué en relation avec l’augmentation de la dose de CEM. Toutefois, on n’a pu constater aucune relation avec le nombre de messages envoyés ou la durée des jeux à l’ordinateur. Dans l’ensemble, la mémoire verbale n’était pas liée aux CEM. Les résultats étaient cependant différents selon que l’on tient son téléphone à l’oreille droite ou gauche : dans le sous-groupe constitué de 20 % de participants utilisant leur téléphone portable également à l’oreille gauche, la capacité mnésique verbale avait en effet tendance à baisser. Cela est intéressant dans la mesure où c’est surtout l’hémisphère gauche du cerveau qui est impliquée dans le test verbal. Les résultats sont globalement cohérents et ceux des données des questionnaires sont comparables à ceux des données fournies par les opérateurs de téléphonie mobile. Ils indiquent que ce seraient plutôt les doses de CEM et non pas d’autres aspects de l’utilisation de la communication mobile qui exerceraient une influence sur le développement de la mémoire des adolescents. Il s’agit de la première étude longitudinale au monde concernant les adolescents et calculant les doses de CEM reçues par le cerveau. Un autre point fort est constitué par le taux élevé de participation à la seconde partie de l’étude et la prise en compte de données objectives de l’utilisation de la téléphonie mobile. La plupart des études antérieures étaient fondées sur les estimations des participants. De telles estimations ne sont pas fiables. Toutefois, l’échantillon est relativement petit et le résultat pourrait aussi être dû au hasard. Une étude complémentaire impliquant 490 autres adolescents est actuellement en cours. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26474271
  21. Elf et RF (institut Ramazzini 2018) Dans cette étude scientifique, un total de 2 448 rats a été exposé au cours de leurs vies entières à des radiofréquences de 1.8GHz, le même type de rayonnement que le GSM. Cette étude a été conçue pour simuler l’exposition issue de station de base (antennes relais). Les rats ont été exposés à des valeurs de 5, 25, 50 V/m pendant 19 heures par jour depuis le jour de leurs naissances jusqu’à leur décès. Le débit d’absorption spécifique n’a pas été fourni dans le résumé de l’article scientifique. Mais plus le rat grossissait, plus le DAS devait diminuer. (Les expositions du NTP étaient d’une fréquence de 900MHz et étaient limitées à deux ans.)Les cellules de Schwann au centre de l’attentionLes cellules de Schwann jouent un rôle-clé dans le fonctionnement du système nerveux périphérique. Elles produisent les gaines de myéline qui isolent les fibres nerveuses et augmentent la vitesse de conduction des impulsions électriques. Ces cellules se retrouvent partout où il y a la présence des nerfs périphériques. Ils sont présents dans la plupart des organes du corps, que ça soit chez l’homme, la souris ou le rat. Les tumeurs des cellules de Schwann sont appelées Schwannomes.

    L’étude du NTP a trouvé des schwannomes dans plusieurs organes, en plus du cœur, chez les rats qui ont été exposés chroniquement aux radiations du téléphone portable. Cela inclut une variété de glandes (salivaire, thymus et hypophyse), les nerfs trijumeaux et au niveau des yeux. Le NTP a relevé que l’incidence des schwannomes combinés dans les divers organes était « généralement plus élevée » chez les rats exposés, mais ce n’était pas « assez significatif » par rapport au groupe de contrôle. Il n’en reste pas moins, que ce taux a doublé à 3 W/kg, le niveau d’exposition intermédiaire, et était encore plus élevé à 6 W/kg (Tableau A-2).

    Le NTP a observé des schwannomes dans les utérus, les ovaires et le vagin des rats femelles.

    « Il y a beaucoup de fibres nerveuses qui sont entourées par des cellules de Schwann, » nous a indiqué David Carpenter par mail. « Nous sommes en train d’apprendre que si l’exposition est concentrée à un endroit, comme à la tête, les schwannomes sont susceptibles d’apparaître au niveau du nerf auditif, alors que si l’exposition est au niveau du corps entier, ils peuvent apparaître n’importe où comme au niveau du cœur ». Le docteur Carpenter qui est un neurophysiologiste aguerri, est le directeur de l’institut pour la santé et l’environnement de l’université d’Albany de l’État de New York.

    « Cela peut arriver que d’autres tumeurs apparaissent dans d’autres organes comme la prostate, le pancréas, la thyroïde et le foie dans l’étude du NTP, » ajouta le docteur Carpenter. « Ces observations suggèrent qu’il y a plus d’organes concernés que ce que l’on avait préalablement documenté chez l’humain à ce jour ».

    Les cellules de Schwann, une forme similaire de cellule gliale

    Le cerveau, qui fait partie du système nerveux central, ne contient pas de cellules de Schwann. À la place, on retrouve les cellules gliales qui ont une fonction similaire. En fait, les cellules de Schwann sont un type de cellule gliale. Comme le souligne le rapport du NTP dans un extrait de son rapport sur son étude de provocation chez le rat :

    « Les cellules de Schwann sont similaires aux cellules gliales dans le cerveau dans le sens où elles sont des cellules spécialisées qui ont pour fonction de maintenir l’homéostasie, de créer la myéline et de fournir un support et une protection pour les neurones du système nerveux périphérique ».

    Les tumeurs des cellules gliales sont appelées gliomes. Le NTP a aussi constaté une augmentation de ces gliomes chez les rats mâles exposés aux radiations de type GSM et CDMA.

    Des taux plus élevés de gliomes ont été constatés dans un certain nombre d’études épidémiologiques sur les utilisateurs de téléphone portable. Les autres tumeurs qui seraient liées aux radiations du téléphone portable dans certaines études scientifiques sont les neurinomes acoustiques, une tumeur du nerf auditif. C’est un type de schwannome, appelé plus formellement shwannome vestibulaire.

    Alors que les schwannomes et les gliomes sont des tumeurs non cancéreuses, elles peuvent se transformer en schwannome malin ou en glioblastome (cancer malin aussi). Les deux peuvent s’étendre et de plus, ce sont de vrai cancers.

    Il apparaît soudainement donc un schéma cohérent des données émergentes sur l’homme et l’animal concernant le lien entre radiofréquences et cancers dont les tumeurs des cellules de Schwann et gliale sont à son épicentre. L’implication de ce nouveau paradigme est qu’au lieu de chercher un lien entre radiofréquences et cancers dans des organes spécifiques, l’accent devrait être mis sur des types de cellules spécifiques en commençant par les cellules de Schwann pour le système périphérique et sur les cellules gliales au niveau du cerveau.

    Les lignes électriques liées aussi aux Schwannomes du cœur

    Assez intéressant pour le noter, un précédente étude de l’institut de Ramazzini s’était intéressée à l’action d’une dose de radiations gamma (radiations ionisantes) combinée à une exposition aux basses fréquences (50Hz) pendant toute la durée de la vie et qui a mené à l’observation statistiquement significative du nombre de schwannomes du cœur chez les rats mâles même à une exposition assez limitée de 20 µT (200mG). Ces résultats avaient été publiés dans la revue « International Journal of Radiation Biology » en 2016 mais n’avaient pas vraiment attiré l’attention.

    Dans cet article, Les chercheurs italiens ont précisé que les schwannomes malins du cœur sont « des tumeurs rares chez les rongeurs, comme cela l’est chez l’homme ». Ils précisent dans leur article :

    « Le schwannome malin du cœur n’est pas une tumeur très fréquente chez les rats mâles de type Sprague-Dawley de notre colonie. Sur les 2 415 mâles, l’incidence globale de cette affection est de 0.7% (entre 0 et 2%).

  22. Rf telephone (Mohammed et al. 2017) Nouveaux modèles de têtes d’enfants et champs électromagnétiques de haute fréquence .Le DAS en Europe.

     

    Jusqu’à présent, les études portant sur l’exposition de têtes d’enfants ont utilisé des modèles anatomiques de têtes d’adultes redimensionnées ou alors des modèles de têtes fondés sur des données IRM d’enfants de plus de trois ans. De ce fait, n’ont été prises en compte que les modifications de la forme extérieure et de la grandeur de la tête ainsi que la relation des paramètres diélectriques avec l’âge. En réalité, la répartition spatiale des divers types de tissus se modifie également et pour les enfants de moins de trois ans, il convient en outre d’intégrer au modèle les fontanelles, dont la grandeur diminue graduellement.

    Dans cette étude, trois modifications anatomiques importantes dépendant de l’âge ont été pris en compte dans le modèle. En se fondant sur le modèle d’un enfant de sept ans, on a créé par redimensionnement les modèles d’enfants de 3, 6, 12, 18 et 36 mois. Ce faisant on a adapté la répartition spatiale des masses cérébrales blanche et grise en fonction de l’âge et on a intégré les fontanelles au modèle. En raison de l’absence de données mesurées des paramètres des tissus d’enfants en bas âge, les modifications qui étaient fonction de l’âge ont été extrapolées numériquement. Ce faisant on a tenu compte du fait que la fraction volumique du liquide extracellulaire et la teneur en certains éléments chimiques sont plus élevées chez les enfants en bas âge que chez les adultes. Les paramètres des tissus sont modifiés de manière significative par la croissance et la réduction de la part aqueuse des tissus qui lui est liée. De ce fait, la constante diélectrique diminue alors que la conductibilité augmente. Ces modifications exercent une influence directe sur le rayonnement absorbé par les tissus. Les modèles d’enfants et d’adultes ont été calculés pour des expositions dues aux positionnements d’un téléphone portable à l’oreille, devant la bouche et au-dessus de la tête. Le cas du téléphone au-dessus de la tête correspond au scénario d’un adulte portant un enfant tout en téléphonant. Les résultats de cette étude indiquent que les valeurs TAS maximales dans les têtes d’enfants de moins de trois ans ont été sous-estimées jusqu’à présent. S’agissant du téléphone portable positionné à l’oreille, les valeurs TAS maximales déterminées chez les enfants âgés de trois mois sont supérieures de 61 % à 700 MHz et de 78 % à 2,6 GHz à celles déterminées chez les adultes. Les valeurs TAS sont également supérieures dans les autres scénarios, comparées aux modèles d’adultes et aux études antérieures. Au regard des résultats obtenus, il faudrait approfondir la question de l’influence des différences anatomiques et diélectriques entre enfants et adultes sur les valeurs TAS maximales et sur la puissance absorbée par les tissus. De plus, une incertitude est liée à l’extrapolation numérique des paramètres des tissus ; elle doit être examinée de plus près.

La prise de conscience des institutions ne s’effectue pas partout à la même vitesse, ce qui explique actuellement les grandes différences de valeurs de protection des populations dans de nombreux pays.

 

En France ce sont les normes (ICNIRP) qui sont utilisés pour le public:

 

Décret n° 2002-775 du 3mai 2002.

 

  • 36.37V/m     3 900 000µw/m2     0.1 A/m     pour le LTE 700
  • 39 V/m         4 000 000µw/m2     0.1 A/m     pour le LTE 800   
  • Ÿ 41V/m          4 500 000µw/m2     0.1 A/m     pour le GSM 900
  • Ÿ 58 V/m        9 000 000µw/m2    0.15A/m     pour le GSM 1800
  • Ÿ 61V/m         10 000 000µw/m2  0.16A/m     pour l’UMTS , le LTE 2,6 GHz, le WIFI 5 GHz, ou WIMAX
  • Ÿ 28V/m          2 000 000µw/m2   0.073A/m  pour la radio
  • Ÿ29 à 39V/m  2 300 000µw/m2    0.08A/m    pour la télévision numérique 

Autre source :

  • Ÿ Suisse de 3 à 6v/m à (l’intérieur du logement).
  • Ÿ Russie + Chine + Italie + Pologne 6V/m
  • ŸBelgique Wallonie 3V/m
  • ŸVienne 1.9 V/m
  • ŸSalzbourg 0.6v/m
  • ŸSuède 10 V/m
  • ŸOMS et CIRC 6 V/m
  • ŸEUROPE 0,6v/m Parlement Européen

Elles se mesurent en v/m ou en µw/m2

 

Valeurs préconisées selon la biologie du bâtiment MAES / SBM 2018

Aucune anomalie Faible anomalie Forte anomalie Extrême anomalie
µW/m2 Inf 0.1µw/m2 0.1-10µw/m2 10-1 000µw/m2 Sup 1 000µw/m2
V/M Inf 0.00061v/m 0.00061 à 0.061v/m 0.061 à 0.614v/m Sup 0.614v/m

Valeurs préconisées par European Academy for Environmental Medecine 2016

Source RF Peak Hold  Exposition de jour  Exposition de nuit  Populations sensibles
Radio FM 10 000 µw/m2 1 000 µw/m2 100 µw/m2
TETRA 1 000 µw/m2 100 µw/m2 10 µw/m2
DVBT 1 000 µw/m2 100 µw/m2 10 µw/m2
GSM 900 à 1800 MHz 100 µw/m2 10 µw/m2 1 µw/m2
DECT 100 µw/m2 10 µw/m2 1 µw/m2
UMTS 100 µw/m2 10 µw/m2 1 µw/m2
LTE 10 µw/m2 10µw/m2 1 µw/m2
GPRS avec pitch 8.33Hz pulsation 10 µw/m2 1 µw/m2 0.1 µw/m2
WIFI 2.4& 5.6 GHz 10Hz pulsation 10 µw/m2 1 µw/m2 0.1 µw/m2